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Il suffirait de me taire – Dec 2017 . Exercice 10 décembre 2017

Classé dans : essai — massieucitylieudevie @ 14 h 47 min

 

 Il suffirait de me taire

J’ai longtemps cru qu’il suffirait de me taire. Qu’enfouir au plus profond de mon être cette vérité, suffirait à la faire disparaître. Qu’enterrer cette mélasse, cette boue, ce dégout, me permettrait de vivre. Faire l’autruche, mettre sous cape, faire comme si… C’était il y a longtemps, on dit qu’on oublie. Je me suis crue folle, j’ai presque perdu la raison parfois, alors j’ai creusé plus profond encore pour qu’il n’en reste rien.. jusqu’à l’amnésie pendant plus de deux décennies.

J’ai fini par croire que, puisque j’avais oublié, cela n’avait pas vraiment existé. Le cours de la vie, de ma vie, identique à celles des autres, avec ses hauts, ses bas, ses joies, ses drames, ses bassesses, continuait. La nuit était plus difficile ; l’amnésie plus perfide. Je pouvais lâcher prise, me souvenir… Très vite, je remettais des couches de silence, une chape de plomb sur l’édifice fragile, pour taire à jamais ce qui pouvait remonter à la surface.

Puis mon corps me lâcha. D’abord les oreilles qui se mirent à bourdonner, parasites bruyants pour briser mon silence, m’empêcher de réfléchir, ne me laissant jamais en paix. Mes muscles ensuite, devinrent durs, chaque pas souffrance, courbatures incessantes. Je me battais pour ne pas rester immobile. Ma peau enfin se couvrit de rouge, plaques purulentes, barrières contre l’attaquant, m’isolant un peu plus.

Les médecins n’avaient pas d’explications sur ces manifestations, j’étais jeune encore, ils ne comprenaient pas. Ma musique intérieure, mélodie du tréfonds de mon être, essayait de nouveau de se faire entendre ; d’abord tout doucement, envoyant des signaux, des rêves où tout n’était pas chaos, de la lumière parvenait à traverser la boue opaque.

J’ai longtemps cru qu’il suffirait de me taire, pour protéger qui ? pour empêcher quoi ? La déflagration ? L’abime ?

Enfermée dans mon corps meurtri, l’amnésie succomba, céda et la lumière crue et terrible m’aveugla.  Je ne pouvais plus me taire sinon j’y laisserai ma peau, double victime, double attentat. La mémoire toute entière me revint, plus moyen d’écarter la vérité, tout était là. La nuit encore, complice, m’envoya des messages, des images, des sensations. Je revivais l’invivable, je ressentais l’insoutenable, j’entendais l’inavouable. Je suffoquais, j’agonisais, je coulais, mais je ne pouvais plus me taire. Je lançai ma bombe, trop tard bien sûr, le délai était passé, la plainte ne serait pas entendue. Mais moi, je peux désormais me regarder dans une glace et ne plus voir que celle qui se tait .

 

 

 

et un autre mais découvrez tout ce qu’elle fait, c’est assez magique 6 décembre 2017

Classé dans : musique à écouter ou découvrir — massieucitylieudevie @ 17 h 47 min

https://youtu.be/-NHyYFwU5pA

 

http://www.victoire-oberkampf.fr/ son site internet

 

 

à écouter, en suspension

Classé dans : musique à écouter ou découvrir — massieucitylieudevie @ 17 h 43 min

https://youtu.be/zBnIgfhS5dA

 

 

 

 

Les souvenirs -

Classé dans : film — massieucitylieudevie @ 17 h 23 min

les souvenirsJ’avais vu ce très joli film en 2014, il m’avait beaucoup touché. Revu cet après midi, je ne peux que vous incitez à le voir dès que vous pourrez, j’espère qu’il passera à la télé bientôt. Sinon il est à la médiathèque, vraiment n’hésitez pas mais sortez les mouchoirs ..

Annie Cordy est magnifique, ainsi que le reste des acteurs

Romain a 23 ans. Il aimerait être écrivain mais, pour l’instant, il est veilleur de nuit dans un hôtel. Son père a 62 ans. Il part à la retraite et fait semblant de s’en foutre. Son colocataire a 24 ans. Il ne pense qu’à une chose : séduire une fille, n’importe laquelle et par tous les moyens. Sa grand-mère a 85 ans. Elle se retrouve en maison de retraite et se demande ce qu’elle fait avec tous ces vieux.
Un jour son père débarque en catastrophe. Sa grand-mère a disparu. Elle s’est évadée en quelque sorte. Romain part à sa recherche, quelque part dans ses souvenirs…

 

 

les fantômes _ 26 novembre 2017

Classé dans : essai — massieucitylieudevie @ 13 h 50 min

LES FANTOMES

Octobre 2017 – Livres à vous

Il rôde

A travers les stèles, les dalles, les mausolées,

Admire les massifs, les coupes fleuries, les nombreuses traces d’affection,

Il erre, le cimetière est vide ce soir,

Seul le bruissement sur le gravier reste suspendu.

 

Aujourd’hui, un enterrement.

Les mines tristes, les pleurs, l’émoi,

Les costumes sombres, les habits du deuil,

Il assiste à ce défilé, touché, remué par tant d’émotions.

 

Ses parents l’empêchent de venir se promener en ce lieu

Ils n’y sont jamais allés, mais ils savent qu’il y a des fantômes

Ils ne veulent pas qu’il fasse des cauchemars, que les esprits le hantent, la nuit

Ils le protègent, l’aiment profondément, mais l’empêchent de respirer.

 

C’est d’ailleurs de dépit qu’il a pris la mobylette ce soir de décembre.

Le vent dans les cheveux, il est allé à fond, le plus vite possible, pour oublier

Pour sortir de cette cage dorée et sentir la liberté

L’arbre l’a arrêté.

 

Depuis il est là, attaché à ce lieu, à sa pierre, à sa tombe.

Son nom est gravé, pour l’éternité…

Il peut venir errer désormais,

Avec ses compagnons d’infortune, certains gais, d’autres lugubres,

Ombres de leur vie passée, ils hantent ses lieux où ils reposent.

 

Visitez les cimetières, guettez les ombres, cherchez les signes,

Ils sont là, gentils, bienveillants, anges gardiens pour la plupart,

Ils souhaitent le contact, guettent les passeurs d’âmes

C’est peut-être vous,  moi, qui sait ? Ne passez pas à côté.

 

 


 

 

 

des feuilles…

Classé dans : essai — massieucitylieudevie @ 13 h 45 min

Ce ne sont que des feuilles

Novembre 2017

 

Ce ne sont que des feuilles,

D’histoires que je couche sans début ni fin

D’histoires dont j’accouche et qui s’envolent au loin..

 

De mots, d’émotions, de vibrations,

D’air, de vent, de frôlements,

De presque rien…

 

De bulles, d’images, d’odeurs,

D’êtres, d’arbres, de couleurs,

De fantômes, de souvenirs,

De passé, de présent, de quotidien..

 

De feuilles, de mots et  de virgules

De silences, d’espaces et des non-dits

De choses à deviner, à transpercer, à découvrir..

 

Ce ne sont que des feuilles mais elles sont là

 

Traces indélébiles

D’un peu de moi,

Repère fragile,

D’une vie

feuilles

 

 

 

découverte livre à vous. Delphine BERTHOLON – GRACE

Classé dans : lecture — massieucitylieudevie @ 13 h 41 min

« Dès que je passai le seuil de la maison, je sus que quelque chose n’allait pas. »

1981. Dans sa maison près de Villefranche-sur-Saône, la très jolie Grâce Marie Bataille, trente-trois ans, vit au rythme des retours de son mari, représentant en électroménager, lorsqu’une jeune fille au pair d’origine polonaise vient perturber une vie qui semblait jusque-là tracée à la craie…
En 2010, Nathan, son fils, vient fêter Noël en famille. Mais cette année, tout est différent. Nathan apprend que son père, disparu sans crier gare trois décennies plus tôt, a refait surface. D’inquiétants phénomènes surviennent alors dans la maison familiale.

Dialogue virtuel entre une mère et son fils à trente ans d’intervalle, Grâce invoque les fantômes, les secrets et les non-dits familiaux, sur le rythme staccato d’un thriller psychologique

Source BABELIOgrace

 

 

Véronique OLMI – Nous étions fait pour être heureux 16 novembre 2017

Classé dans : lecture — massieucitylieudevie @ 15 h 12 min

olmiC’est mon amie AH qui m’a parlé d’un formidable livre de Me OLMI. Comme je ne l’ai pas trouvé j’ai pris Nous étions faits pour être heureux et Bord de Mer de cette auteur. J’ai beaucoup aimé les deux livres mais le second est trop triste pour que je vous en parle…

L’écriture de Veronique OLMI est fine, aiguisée, juste et très agréable.

Voici le pitch : Quand Suzanne vient dans la maison de Serge à Montmartre, il ne la remarque pas. Elle accorde le piano de son fils. Elle est mariée, lui aussi, et à 60 ans il a ce dont rêvent les hommes : un métier rentable, une jeune femme parfaite, deux beaux enfants. Pourquoi
soudain recherche-t-il Suzanne qui n’est ni jeune, ni belle, et apparemment ordinaire ?
Pourquoi va-t-il lui confier un secret d’enfance dont il n’a jamais parlé et qui a changé le cours de sa vie ? Pour évoquer la passion naissante, les vérités enfouies et coupables, l’auteur de Bord de mer, Le Premier amour et Cet été-là, décline avec subtilité, en musique douce, juste et fatale, ces moments clefs où les vies basculent et cherchent désespérément la note juste

 

 

quand on a 17 ans 21 août 2017

Classé dans : film — massieucitylieudevie @ 21 h 38 min

qd on a 17 ansce que j’ai appris en lisant les critiques sur ce film qui m’a remué

André Téchiné avait envisagé de porter à l’écran le livre d’Edouard Louis, En finir avec Eddy Bellegueule (livre qui m’a bouleversé). Le film témoigne de cette tentation sans suite. Violence et harcèlement en milieu scolaire, honte sociale et désirs troubles scandent l’histoire de Damien, le fils à maman, petit-bourgeois blanc, et de Tom le métis, enfant adoptif de fermiers montagnards. Le film porte aussi la griffe de sa coscénariste, Céline Sciamma, auteur de Tomboy, experte de la confusion adolescente et de la quête de soi. Mais au-delà de ces cousinages, nous sommes bien chez Téchiné, de la première à la dernière image. C’est bien son mélange de romanesque et de sensualisme. La délicatesse de son regard sur la brutalité des gestes ou des événements. Quand on a 17 ans raconte, en trois trimestres, le parcours de ces deux lycéens qui se frappent sans trop savoir pourquoi, du moins au début. Si l’homosexualité de Damien se précise peu à peu, Tom reste opaque, y compris pour lui-même. Malgré quelques scènes sur le fil (et peut-être trop d’événements), ce film est le plus vibrant de son auteur depuis Les Témoins, en 2007. Sandrine Kiberlain s’approprie en virtuose son personnage de mère rêvée : ce médecin qui exerce une autorité intellectuelle et morale tout en débridant sa fantaisie et son charme le soir à la maison. Ses deux formidables partenaires, Kacey Mottet Klein et le débutant Corentin Fila, sont dirigés à la perfection. Une marque de fabrique du réalisateur depuis des décennies. — Louis Guichard

 

a voir

 

 

le ciel attendra

Classé dans : film — massieucitylieudevie @ 21 h 33 min

le ciel attendra« Le ciel attendra » est le portait de deux adolescentes. Il y a Mélanie, 16 ans, qui vit avec sa mère. Au départ, c’est une jeune fille comme les autres. Elle aime étudier, ses amies et jouer du violoncelle. C’est une idéaliste qui aimerait que le monde change. Un jour, elle rencontre un garçon sur internet, qu’elle voit comme son prince charmant. En réalité, elle va peu à peu se fait embrigader par des intégristes de Daech. Sa mère ne s’aperçoit de rien. L’histoire tente de comprendre ce qui se passe dans la tête de son héroïne, pour en être arriver là. L’autre personnage principal est Sonia. Elle a 17 ans. Elle aussi, elle est endoctrinée et va commettre un acte terrible. Le film est réalisé par Marie-Castille Mention-Schaar, scénariste de « La Première étoile » et qui a mis en scène « Ma Première fois » et « Bowling ». Au casting, Sandrine Bonnaire (« La Dernière leçon ») Noémie Merlant (« DieuMerci ! ») et Clotilde Courau (« L’Echappée Belle »).

Film à voir, à montrer à vos filles, à analyser , à essayer de comprendre, à ne pas comprendre mais juste constater

 

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